Le plus beau métier de monde

vendredi 5 décembre 2014

Ce n'est pas toujours facile d'être maman.

Certains jours, on aimerait traîner au lit. On se sent patraque, fatiguée. Des pleurs dans la nuit ont entrecoupés notre sommeil. Nos yeux se ferment et pourtant il faut les ouvrir. Le bébé réclame son biberon.

Certains jours, on aimerait se prélasser sur le canapé. Ne rien faire, juste glander. Rester en pyjama. Ou à poil pourquoi pas. A 35° on a bien le droit d'y penser. On aimerait laisser traîner notre tasse de café, le couteau pour étaler le beurre sur la baguette de pain qui jonche déjà le sol... Mais le bébé est inventif, curieux. Et dangereux pour lui-même. Alors il faut ranger, tout ramasser plus vite que lui.


Certains jours, on aimerait du calme. Un havre de silence. Aucun bruit, pas même un murmure, un pet de mouche. Même le vrombissement de la climatisation devient insupportable. Mais, il y a toujours un jouet à pile qui hurle une comptine pour enfant. Un cube en bois qui se fait défoncer sur le carrelage. Une ballon qui rebondit. Et des gouzi-gouza à tue-tête. La migraine n'aime pas les bébés.

Certains jours, on en a marre de changer 10 couches. De faire 5 biberons. D'empiler des cubes en plastique, d'inventer des histoires avec mille peluches. De lancer des balles, jouer à la poupée, faire rouler des voitures. Moucher à nez, laver une fesse, voire deux. Brosser des cheveux, remettre une barrette, encore et encore, parce que ça glisse.

Certains jours, le métier de Maman est plus dur que d'autres. Parce qu'il n'y pas de jour de congés, de vacances, de pause. Parce qu'il faut assurer à tout moment. Jour & nuit et nuit & jour. Qu'un instant de répit n'est pas toujours possible. Et, tout simplement, parce qu'il n'est pas simple tous les jours d'avoir un petit être qui dépend entièrement de nous.

Oui, certains jours, être Maman, c'est compliqué.

Et puis... elle s'approche de moi, un sourire inondant son visage. Ses yeux bleus pétillent. Elle fait un pas, puis une autre. Elle tangue, un peu. Elle cherche son équilibre, encore. Elle tend autant qu'elle peut ses bras devant elle. Encore un pas, un tout petit, un dernier. Et elle jette son corps contre moi, enfouie sa tête dans mes jambes, accroche ma peau avec ses doigts. Elle éclate de rire. 

Et elle souffle MAMAN. Maman, maman, maman...

Alors, je me souviens que je fais le plus beau métier du monde. Je suis Maman.

Non, je suis SA maman.



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