Merci à Eux !

samedi 20 décembre 2014

Avant, j'étais taciturne, introvertie, et lunatique.

J'étais aussi toujours triste, en début de déprime ou en fin de déprime. Ou en plein dedans. On pouvait me trouver hautaine, de part mon incapacité à communiquer. J'étais si timide, même au delà. Mal à l'aise en société. Et "en société" pour moi c'était quand il y avait plus de trois personnes dans une même pièce.

J'étais mal dans ma peau. J'en avais marre de tout, marre des gens, marre de la pluie & du soleil. Marre de vivre, aussi, très souvent. Je me cachais sous une énorme coquille. J'étais malheureuse, aussi, beaucoup. Beaucoup trop.

Mais ça, c'était avant.

D'abord, il y a Lui. Il m'a accepté. Avec mes humeurs, mes blessures, ma douleur lancinante. Ma tristesse encombrante. Il m'a aimé comme ça. et de son amour, j'ai trouvé la force de casser, peu à peu, ma carapace.

Ensemble, on a gratté en-dessous. Doucement, sans faire mal, pour enlever cette épaise couche sombre qui m'enveloppait.

Ensemble, on a pansé mes blessures, léché ma douleur. Apaisé ma tristesse. Une tristesse comme ça, ça ne guérit pas. Mais on peut la calmer. Et à chaque nouvelle vague, il était là.

A force de tant d'efforts, avec tout son amour, la carapace est devenue moins lourde.

Et puis, il y a Elle. Elle, avec ses milliers de sourires par jour. Elle, avec son rire qui résonne dans chaque recoin de mon coeur. Elle, avec son regard qui me cherche, me trouve, me sonde. Elle, qui m'apaise.

Elle est comme un morceau de moi qui me manquait. Je n'en avais pas conscience. Je ne cherchais même pas ce petit morceaux. Mais maintenant que je l'ai, ce petit morceau de moi est indispensable à ma survie.

Elle est la joie de vivre incarnée. Elle est la force dont j'avais besoin. Cette force vitale pour dompter ma douleur, pour chasser ma tristesse, surmonter l'épreuve ultime.

Je n'ai pas changé. Je suis juste devenue moi. Ce moi dont je ne connaissais pas l'existence, trop enfoui sous la lourde carapace. Trop étouffé par la tristesse, et la noirceur de mon âme. Ce moi qui n'osait pas sortir de l'ombre.

Il m'a apporté la stabilité, l'amour. Elle m'a offert la joie, la force. Ils ont fait de moi la personne que j'étais destinée à être. Ils m'ont forgé.

Sans eux, je ne suis pas. Sans eux, je n'ai aucune raison d'être.

Ce matin, un viel homme a voulu traversé la route. Il a failli se faire écraser par une voiture qui a grillé un feu rouge. En passant devant ma propre voiture, j'ai sourit au viel homme. On a échangé quelques signes. Fichue voiture, fichu chauffard, la société, les gens pressés, tout ça... Et un dernier signe, pour se dire aurevoir.

Et là, j'ai réalisé qu'avant, avant Lui, avant Elle, je n'aurais pas fait ça. C'est pourtant rien. Juste un sourire à un inconnu. Une complicité passagère avec un autre être humain. Pour moi, c'est beaucoup.

Avant, j'étais triste à mourir. Maintenant, je déborde de bonheur, de sérénité, et d'envie de bouffer la vie.

Et surtout, j'aime qui je suis, ce qu'ils ont fait de moi.

Merci à Lui. Merci à Elle.


1 commentaire :

  1. Tout simplement magnifique et tres touchant. C'est dingue comme la vie peut basculer (positivement) grâce à certaines personnes. Ton récit fait un peu écho à mon histoire en quelque sorte. Bise et bonne fêtes à vous tous.

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