Un mardi après l'autre

samedi 30 mai 2015

Il y a eu le premier mardi.

Celui de la découverte, à essayer de retenir tous leurs prénoms. En vain.

A voir pour la première fois leurs regards qui cherchent, inquiets, en quête d’amour, en besoin d’attention. Et leurs sourires de contentement quand enfin ils nous trouvent.

Leurs mains avides qui agrippent nos doigts, entourent nos poignets, tirent un vêtement pour nous attirer près d’eux, nous emmener voir quelques chose. A voir la pauvreté de si près, sur leur visage, dans l’accro d’un vêtement, dans une semelle de chaussures qui ne tient plus, dans la maigreur d’une cheville ou d’un poignet.

Il était une Mandarine…

dimanche 24 mai 2015

Au début, il y a la passion.

On découvre, on tâtonne. Elle nous épanouie, s’épanouie ! Délivre l’imagination, multiplie la créativité. Elle donne un sens aux journées trop longues qui deviennent trop courtes.

Et puis, il y a l’idée. L’idée folle jetée en l’air comme de rien, entre deux phrases banales. Elle se plante en plein dans le mille. Elle se fait oublier. Elle germe. Elle grandit au rythme des battements du cœur.

Et d’idée, elle devient rêve. On y pense le jour en changeant les couches, en mangeant, en vivant. On y pense la nuit en dormant, ou pendant les longues heures d’insomnie.

On y croit, le rêve pourrait devenir réalité. Oui mais… Vient la peur, les doutes. Le manque de confiance en soi. Les longues heures à voir les autres sur Internet. Leurs talents, leurs créativités, leurs imaginations. Notre rêve ridicule. On se sent nulle d’avoir osé y croire. On ne se sent plus capable.

On continue d’en rêver, d’en parler. Mais on repousse. Le manque de temps, le manque d’expérience, le manque de matière, … Le manque de tout et toujours un tas d’excuses.

Mais c’était sans compter Eux. Le mari, les Amies. Leurs encouragements, leur confiance en moi. Leur motivation, qui redevient mienne.

Et l’étincelle revient, le feu reprend. Il réchauffe tout, il brûle les doutes, transforme la peur en cendre. On reconstruit le rêve, on l’adapte, on y croit, on le veut. Là, maintenant, sans plus attendre.

Et le rêve devient réalité.

Pour de vrai, sans excuse. Il est là, le rêve. Je la vis maintenant, cette réalité.

J’y pense le jour, en changeant les couches, en mangeant, en vivant. J’y pense la nuit en dormant, pendant mes longues heures d’insomnie.

J’y suis, je saute. Je respire à nouveau !




Encore des pyjamas

dimanche 17 mai 2015

Pyjama 18M - Esprit KimonoIl y a quelques temps, je vous ai présenté le nouveau pyjama de ma Doudou.

Un pyjama de grande Bébé, deux pièces dissociées, des petons en liberté, un bidon qui peut respirer.

Et, au petit matin, une Doudou qui n’a pas transpiré pendant sa nuit !

Du coup, vu que ça fonctionne, et que j’ai encore pleins de tissus en jersey, autant faire une belle collection de pyjamas !

Solidarité Féminine Djibouti

mercredi 13 mai 2015

LOGO SF
Ici je vous parle de tout. De ma Doudou surtout. De couture beaucoup. De notre expatriation à Djibouti aussi.


Mais pour l’expatriation, je vous montre surtout notre vie, celle du bon côté du décor. La vie avec maison, eau courante à tous les robinets même si elle n’est pas potable. Electricité, voiture, piscine, …

Je ne vous montre pas l’autre côté. La vie de la plupart des djiboutiens, celle sans eau ni électricité, celle qui n’est plus vraiment une vie, mais plutôt une survie. J’aimerais vous montrer davantage ce côté là. Mais il est difficile de prendre cette vie là en photo. Par décence, je ne le fais pas. Personnellement, si j’étais dans leur état, je n’aimerais pas qu’on me prenne en photo. Ils ne sont pas des animaux dans un zoo, ils ne sont pas en exposition. Alors je n’en parle pas trop. Et pourtant, ce côté du décor est partout ici. Dans chaque rue, dans la plupart des quartiers de Djibouti. Dès que le goudron laisse place à des chemins caillouteux, ce décor est présent. Dès que les plaques de tôles deviennent des maisons, ce décor est bel et bien là.

Et pour vous montrer un peu ce côté des choses, je vais vous parler de l’Association “Solidarité Féminine” de Djibouti.

L’association “Solidarité Féminine” existe depuis 1995. A la base, elle est crée pour améliorer les conditions de vie des femmes séropositives de Djibouti. Peu à peu l’action de l’association s’est étendu aux femmes vivant dans la précarité, avec ou sans VIH. Elle apporte une aide moral, financière, sanitaire, alimentaire, … Par la suite, l’association étant son aide aux enfants, séropositifs ou pas.

J’ai commencé le bénévolat auprès de l’association cette semaine. Alors prépare ton thé ou ton café, ya un pavé qui t’attends juste en dessous.

Le Goubet et le Lac Assal

dimanche 10 mai 2015

Quand on atterrit pour la première fois à Djibouti, nous sommes submergé par beaucoup de choses.

Les températures excessives qui nous font abondamment transpirer, même à des endroits de notre corps que nous ne soupçonnions pas. Le sable, qui s’infiltre partout, sous les portes, par les fenêtres, sous nos fringues, dans les yeux, le nez et la bouche. La pauvreté, qui paralyse, qui choque, et à laquelle nous sommes obligés de nous habituer un minimum pour continuer d’avancer.

Et puis, une fois toutes ces premières impressions passées, il y a les paysages. En bravant la chaleur, en marchant à travers le sable, nous trouvons des endroits magnifiques, des lieux paradisiaques, qui méritent d’être découverts.

Je vous ai déjà parlé du Refuge Decan, deux fois, ici et . Je vais maintenant continuer la visite (en plusieurs articles) avec d’autres lieux complètement différents.

Aujourd’hui, nous allons parler de deux lacs aussi proches, géographiquement parlant, qu’ils sont différents.