Les premiers jours

lundi 1 février 2016

Et voilà, nous vivons en France...

On me demande parfois si notre retour est définitif. Je n'aime pas ce mot. Il coupe net l'imagination, les possibilités, l'impulsions d'un moment !

Définitif, non. Car on ne sait jamais. Et j'aime garder l'idée qu'un jour, si nous avons envie, nous repartirons. J'aime me dire que rien n'est posé, rien n'est stable. C'est stressant, et motivant en même temps.



Avant l'expatriation, j'aimais la stabilité, le projet sur le long terme, le plan net, tout tracé. Maintenant j'aime l'imprévu, les zig-zag. J'aime me dire qu'il faut profiter de chaque moment, de chaque endroit, comme si demain il fallait prendre l'avion, faire 10.000km et ne plus jamais revenir.

Plus jamais revenir... Djibouti me manque. J'y pense souvent. Je pense à mes amies de là-bas, à l'association, à notre vie que nous y avions laissé. A Hawa. Parfois, je me sens coupable d'aimer notre nouvelle maison, notre nouveau lieu de vie. Parfois, je crois que ce n'est qu'un rêve, qu'une passade. Qu'il faut refaire les valises pour repartir à Djibouti.

Parfois, je suis perdue, je ne sais plus où je vis.

Alors je déballe les cartons, je monte les meubles, j'explique à ma Doudou ce que nous faisons, où nous vivons, un peu comme pour moi-même.

Nous ne sommes plus expatriés, nous ne vivons plus en Afrique.
Nous vivons en France. Pour le moment.


7 commentaires :

  1. C'est déjà un très bon début d'aimer sa maison et son lieux de vie. Bon redémarrage et des bisous à la Doudou :)

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  2. Bon courage pour ce nouveau départ ! Heureuse de te relire, en tout cas !

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  3. belle doudou serà heureuse en france aussi!

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  4. Bon courage.
    Le depart de Djibouti a ete tres dur pour moi aussi, finalement je ne suis restee que 6 mois en France apres.
    Meme si cela fait bientot 4 ans que je vis a Tokyo, Djibouti est toujours present dans mon coeur et j'y repense tres souvent. Je pense aussi a Nima mon aide menagere et Nour mon guardien, comme toi je les portais vraimetn dans mon coeur. J'aimerais avoir de leur nouvelle. Il m'arrive parfois de regarder quelques scenes du Film 'Fleur du desert' comme il a ete tourne a Djibouti en parti :) Aller je vous souhaite bon courage et comme tu le dis 'definitf' ca n'existe pas!
    Stephanie

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  5. pas évident les retours .. J'avais eu le vague à l'âme en revenant de Taipei et l'idée de repartir ne nous a plus quitté.. et nous sommes repartis 5 ans après .. et nous ne sommes plus revenus. L'apaisement, nous l'avions trouvé en faisant connaissance avec des gens comme nous : des impatriés.. on se comprenait

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